Qui êtes-vous ?

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3 profs : Lettres :MME Pillod,DOC:MME Salquèbre,Arts Pl.:MME Grandemange, Un écrivain: Fabrice Colin, Des élèves écrivains en herbes : Elise,Noémie,Pauline et Pauline ,Julien et Julien,Haquim,Rémi,Guillaume,Marine,Laura,Thomas et Thomas ,Charly,Tayllor,Morgane,Augustin,Coline,Léa,Laurie et Hocine.

7/13/2010

Estivales

Bel été à tous !
Les blogueurs sont peut-être en vacances mais pas les écrivains ...
Rendez-vous en septembre , écrivains en herbe de tous niveaux , avec Mmes Pillod et Salquèbre , pour poursuivre l'Atelier,et réaliser un Wiki,
en compagnie de l'auteur Johan HELIOT
et de l'auteur et illustrateur Xavier BASCOUR
...

Le Combat Final

Les écrits de Rémi

Marc et Jean arrivent chez Gaïa et découvrent les traces de la « lutte » qui a apposé Lucie Gaïa et le mutant…

Marc et Jean arrivèrent à la lisière de la forêt. La route se prolongeait par un chemin de terre mais sur les abords, Jean fut très surpris de voir d’innombrables fleurs. Le gros break de Marc arriva sur un pont en pierre, les deux hommes sortirent silencieusement. Après le pont il y avait deux sentiers, l’un allait tout droit et semblait rassurant tandis que l’autre allait en zigzagant et les fleurs étaient omniprésentes, le chemin semblait inquiétant mais Marc annonça que c’était là.
« -Pardon, vous voulez que je passe ici ?
-Oui, regardez, les fleurs sont aplaties donc quelqu’un est passé ici et il doit être passé il n’y a pas longtemps, répondit Marc. »
Jean qui d’habitude était toujours très volontaire semblait être très intimidé par cette pseudo forêt vierge. : Marc lui était très à l’aise et semblait presque être en symbiose avec la nature. Ils aperçurent une maison engloutie par des millions de végétaux. Les deux hommes furent ébahis de voir cet étrange spectacle. Des oiseaux chantaient mais il y avait d’innombrables corbeaux.
« -Ces foutus oiseaux sont capables d’effacer les traces, dit Marc.
-Mais quelles traces, cher ami ? Je vous trouve de plus en plus étrange et un soupçon parano.
-Peut-être mais sachez que si je vous emmène, c’est qu’on me l’a demandé, pour moi non plus ce n’est pas une partie de plaisir surtout que vous en savez déjà trop.
-J’en sais trop ?!
-Oui mais maintenant entrons, la porte est ouverte.
-Comment le savez-vous ?
-Je le sens… »
En effet Marc avait raison mais quelque chose d’inattendu vint se produire : quand jean voulut ouvrir, la porte tomba purement et simplement.
« -C’est ce que je craignais, murmura Marc.
-Où sommes-nous ?
-Dans LA maison.
-« LA » maison ?
-Oui, voyez-vous, cette maison est plus vieille que tout ce que vous pouvez imaginer, elle fut une ruine, mais une charmante femme la fit revivre à l’aide de son amour pour la nature.
-Mais qui est-elle ?
-Personne ne le sait pas même moi ou enfin…
-Enfin quoi ?
-Sciis satis. »
Jean resta dubitatif. Il pénétra en premier dans la maison. Une odeur fétide provoqua en lui un haut le cœur. Dans ce petit couloir, on pouvait apercevoir des tableaux qui représentaient des fleurs mais selon l’angle duquel on les regardait, les tableaux changeaient. Dans la petite cuisine des chaises étaient renversées.
« -Quelqu’un est venu, quelqu’un qui n’aurait jamais dû venir, des choses vont se passer, des choses quoi ne se sont pas produites depuis bien des décennies, dit Marc. »
Une tasse brisée était sur le sol et le liquide qu’elle contenait s’était répandu sur le sol.
« -Qu’est-ce que c’est ? demanda Jean.
-Une tisane sans goût, il y en a encore dans la bouilloire, sur la table. Prenez-en si vous voulez mais je ne vous garantis rien. »
Tout en faisant attention où il marchait, Jean alla se servir du liquide dans une tasse ébréchée.
« -Vous êtes sûr qu’elle n’a pas de goût ?demanda Jean.
-Cela dépend de la personne qui la boit. Pour moi c’est de la liqueur de miel. »
Jean avala le contenu de sa petite tasse.
« -Jus de citron, répondit-il. »
Les deux hommes se rendirent dans le salon. C’était bas de plafond et seulement éclairé par une lucarne.
A côté de la lucarne il y avait une porte qui devait sûrement être cachée d’habitude mais qui était ouverte et abîmée.
« -Y a-t-il eu un combat à votre avis ?
-Non, répondit Marc, les chaises qui sont parterre ne sont tombées que parce que quelqu’un s’est empressé de sortir et les a entraînées.
-Comment le savez-vous ?
-Aucune idée. Quand il le faut j’utilise uniquement mon imagination pour décrypter des scènes que je n’ai pu apercevoir. Désormais je vous demande d’être perspicace et de ne plus m’importuner pour des broutilles. Passons par cette porte dérobée, mais je tiens à vous avertir, le voyage semble bien plus dangereux que je ne le pressentais. Vous n’avez signé aucun engagement, vous êtes donc libre de venir ou de rester.
-Je reste, je n’ai pas encore fini de vous poser des questions.
-Comme vous voulez. »
Ils passèrent donc la porte et débouchèrent sur un jardin avec des plantes exotiques. Une tache noire sur le sol attira le regard de Marc.
-« Qu’y a-t-il ? Qu’avez-vous trouvé ?
- Silence ! Regardez la tache noire, il semble que quelque chose ait brûlé il y a peu de temps.
-Quelque chose ou quelqu’un !
-Ne soyez pas si pessimiste.
-Regardez ! dit Jean, la tache est en forme de sorpion.
-Pardon ? Marc semblait gêné.
-Oui, c’est étrange, j’ai cru voir le même scorpion déjà deux fois depuis ce matin.
-Où ?
-Ce matin, il y avait des bandes devant chez moi. Il semble que toutes les personnes présentes dans ces bandes étaient tatouées. Je l’ai vu aussi en rêve la nuit dernière et je l’ai encore vu … Attendez, suivez-moi ! »
Marc s’exécuta et suivit Jean.
Ils re-rentrèrent dans la maisonnée et retournèrent dans la cuisine. Jean désigna une brique du mur sur laquelle le même scorpion était gravé.
« -C’est une coïncidence, dit Marc.
-Une coïncidence ? Il y a encore un endroit auquel je viens de penser.
-Lequel ?
-N’est-ce donc pas un scorpion qu’il y a sur le logo de la marque de votre voiture et cette grosse berline ne se nomme-t-elle pas « scorpios » ?
-Si, assurément.
-C’en est trop, ce ne sont pas de coïncidences !!!! C’est vous le détective, pas moi. Alors, commencez à faire votre job au lieu de me faire la leçon !
-Calmez-vous, je réfléchis.
-Me calmer ?
-Oui.
-Mais enfin, réfléchissez !
-Oui, et j’en déduis que ça n’a pas de rapport avec notre but principal qui est, je vous le répète, de retrouver Pan !
-Pan ? Qui est Pan ? Ne confondez-vous pas Mr Amphrosis avec quelqu’un d’autre ?
-Mr Amphrosis, oui ! J’étais en train de me remémorer une histoire des temps jadis.
-Et quelle est-elle ? demanda jean.
-L’histoire de pan et de Gaïa, une seule âme qui se complète, mais qui est partagée en deux corps distincts.
-Pourquoi ont-ils été séparés ?
-Pour le rendre moins invulnérable.
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas, la mythologie est une histoire complexe et je n’ai pas le temps de vous en dire plus. Continuons notre enquête.
-Vous avez raison, Marc.
-Je pense que la personne qui est venue n’est pas Mr Amphrosis.
-Alors qui était-ce ?
-Je ne sais pas, mais il a effrayé la vieille dame. Cependant, d’après mes calculs, elle n’était pas seule, car il y a trois jeux de traces de pas et d’après les indices, il s’agit d’une femme.
-Une femme ?
-Oui, elles ont dû prendre peur et dans leur course pour aller dans le jardin, elles ont fait tomber la tasse de la vieille dame, puis plusieurs chaises et ont réussi à enfermer l’inconnu.
-Et ensuite ?
-Ensuite, l’inconnu a défoncé la porte, mais s’est pris les pieds dans les fleurs. Les deux femmes ont mis le feu, mais l’homme –car je pense qu’il s’agit d’un homme, a réussi à s’échapper.
-Vous en êtes sûr ? demanda Jean.
-Certain, mais je n’arrive pas à trouver où il est parti.
-Pourquoi n’enquêtez-vous pas sur la piste du scorpion ?
-Je vous l’ai dit, ce n’est pas notre priorité.
-Marc, vous êtes détective, alors pourquoi n’élargissez-vous pas votre enquête ?
-Je n’en vois pas l’intérêt. Je vous propose une solution : nous retournons en ville à votre bureau et nous examinerons le dossier de Mr Amphrosis.
-Je suis d’accord, mais si nous voulons arriver à temps à l’hôpital psychiatrique, il faut se dépêcher.
-Allons-y
-Attendez ! Je suis stressé. Il faut que je mange un chewing-gum. Mince, ma boîte est vide. N’en auriez-vous pas ?
-Ah, les médecins ! marmonna Jean. »
Ils se dirigèrent vers la voiture de Jean, repassèrent le pont et entrèrent dans la voiture. Jean trouva que Marc conduisait plus vite qu’à l’aller et semblait stressé. Il remarqua que le détective mettait sa main sur le pommeau du levier de vitesse de façon à cacher le scorpion qui y était gravé.
« -De quoi avez-vous peur, Marc ? Interpela Jean. Craignez-vous que je découvre vos secrets ?
-Je n’ai rien à dire. Encore moins à un docteur. »
La voiture arriva en ville vers midi. Le ciel était nuageux et les deux hommes pensèrent en même temps qu’il allait pleuvoir l’après-midi.
« -Redites-moi, où avez-vous vu vos bandes ? demanda Marc.
-Au croisement entre mon immeuble et le parc Gaia.
-Le parc Gaia ?!?
-Oui, pourquoi ?
-Non, rien… vous ne vous rappelez pas ?
-Si, mais vu que pour vous ce ne sont que de stupides coïncidences …
-« Une âme séparée en deux corps bien distincts », c’est le proverbe qui le dit ! J’ai une idée, mais il faut aller à l’asile, car j’ai un grave pressentiment !
-Lequel ?
-Savez-vous depuis combien de temps Mr Amphrosis est-il interné dans l’asile ?
-Longtemps… et savez-vous que l’asile est neuf, qu’avant, les bâtiments de l’asile se trouvaient à l’endroit où il y a maintenant le parc Gaïa ?
-Vous voulez dire que …
-…que Mr Amphrosis se trouvait dans une cellule dans l’asile du parc Gaïa !
-Avez-vous gardé les archives des anciens bâtiments ?
-Il faut demander ça à l’administration. Voilà l’asile. Dépêchons-nous ! »
Les deux compères sortirent de la Scorpios et rentrèrent dans l’asile. Marc s’empressa d’aller au secrétariat.
« -Bonjour madame. Nous voudrions savoir s’il est possible de consulter les archives de l’hôpital psychiatrique
-Euh, Z’avez dit quoi ?
-On veut voir les archives, s’écria jean.
-Les Z’arsives ? Les Z’arcives de quoi ?
-Du Vatican, évidemment !
- Ah ben, j’ai pas ça moué !
-Les archives de l’asile ! Vous le faites exprès ?
-Ah oui !!! Fallait m’ dire de zuite que vous vouliez les Z’arcives des fous !
-Alors possible ?
-Non !
-Pourquoi ? s’indigna Marc.
-Z’avez pas le droit. Zé le règlement !
-Appelez le directeur, s’exclama Jean.
-Pas pozible !
-Allez !
-Ze veux pas, z’ai pas envie et z’ai pas l’ droit !
-Venez, Jean. »Marc se tourna vers la secrétaire. « Ze crois que ze que nous zersons n’est pas aczezible. »
Jean et Marc se retournèrent simultanément.
« -C’est fou comme elle est aimable ! s’écria Marc.
-En effet, elle n’est pas très courtoise et un peu longue à la détente. »
Les deux hommes allèrent vers la cage de l’ascenseur, ils avaient décidé de faire le point sur leur matinée dans le bureau de Jean.
Marc voulait absolument voir le dossier Amphrosis. En entrant dans le bureau, ils virent que la pièce était sans dessus dessous. Les dossiers des patients étaient parterre, les paquets de chewing-gum étaient vidés sur le sol, un carreau de la fenêtre était brisé.
« -Ainsi nous sommes suivis, marmonna Marc.
-Mais quel intérêt ? Quel intérêt y a-t-il à saccager mon bureau ? MON bureau !
-Peut-être quelqu’un cherchait-il quelque chose et je pense que c’est exactement ce que nous cherchons. La personne qui est venue est celle de la maison dans les bois, déclara Marc.
-Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
-Non.
-Eh bien taisez-vous, j’en ai assez de vos spéculations stupides, moi je cherche Emelsos Amphrosis, patient à l’hôpital psychiatrique Gaïa, je ne suis pas à la recherche d’un abruti qui s’est fait brûler les panards dans des plantes qui puent !
-Vous êtes d’un vulgaire !
-je m’en fous, vous me courez sur le haricot, si vous continuez à me raconter vos histoires eh bien je vous laisse tomber, vous qui êtes toujours si fort et si perspicace !
-D’accord, mea culpa, mais sachez qu’une enquête en cache souvent une autre.
Vous êtes fort en informatique ?
-Non et vous ?
-Non. Avez-vous un diplôme de dactylo ?
-Non.
-Très bien, c’est moi qui fais le sale boulot.
-Quel boulot ? demanda Marc.
-Eh bien vous voulez faire le point sur votre enquête ?
-Assurément.
-Alors je prends des notes, vous dictez, j’écris. »
Marc entama alors un récit détaillé de leurs péripéties, parfois il interrogeait Jean sur son début de matinée avec les bandes, les scorpions, et il continuait. En deux heures et demie, Jean avait rempli un bloc sténo neuf. Lorsqu’ils eurent fini ils décidèrent d’aller manger au restaurant du coin de la rue où Jena et Lucie s’étaient rencontrés.
En sortant de l’asile, marc fit une grimace dans le dos de la secrétaire.

« -Quoi ? Comment ça il n’est plus l’heure de manger ? On mange quand on veut ! et puis c’est vous le gérant du restaurant, c’est vous qui gagnez de l’argent alors pourquoi on ne pourrait pas manger ?
-Ecoutez monsieur, le chef cuisinier a fini son service, je ne sais pas cuisiner alors vous devez manger ailleurs.
-Mais…
-Calmez-vous marc nous allons manger chez moi, c’est à cinq minutes d’ici et en plus ça ne vous coûtera rien du tout.
-C’est honteux, un restaurant qui jette des clients dehors sous prétexte que le chef cuisinier est parti et que personne n’est capable de nous faire à manger !
-Oui, oui, calmez-vous, ressaisissez-vous, je vais faire une omelette et nous reprendrons l’enquête. »
Jean et Marc allèrent donc dans l’immeuble de Jean et mangèrent le repas de midi à quatorze heures.
« -Dites-moi Jean…
-Oui ?
-Etes-vous déjà allé au parc Gaïa ?
-Non, les travaux d’aménagement se sont terminés il y a peu de temps. Je sais que ce serait intéressant d’y aller mais lorsqu’il s’agit d’énigmes je ne suis pas très fort.
-Enigmes ?
-Oui, quand on va au parc, dans chaque allée il y a une plaque sur laquelle est gravée une énigme.Si vous commencez à entrer dans l’allée numéro deux, il y a une énigme qui devrait vous permettre de savoir ce que vous voulez !
-Pardon ?!
-Oui.
-Plutôt cool, non ? lança Jean.
-Vous êtes sûr de ce que vous dites ?
-Evidemment.
-Vous avez déjà découvert une chose à travers ces énigmes ?
-Bien sûr ! L’autre jour, je voulais savoir où le dossier d’un patient était rangé. Je suis donc allé avec un collègue au Parc. Etant donné que c’est mon collègue qui s’occupe du suivi de ce patient, il est entré seul dans le parc. Il en est ressorti une heure plus tard avec la réponse.
-Et bien, Jean, je crois que je vais encore devoir vous en demander trop en m’accompagnant dans ce parc.
-Mais non, je viendrai avec vous mon ami, mais dîtes-moi, sur votre manteau, il y a un animal.
-Oui.
-Et quel est cet animal ?
-Un scorpion. Pourquoi ?
-Ah ! Alors, j’ai raison !
-Comment ça vous avez raison ?
-Eh bien, les scorpions ont tendance à revenir un peu trop souvent depuis ce matin. Vous ne trouvez pas ?
-Non !
-Vous vous fichez de moi ?
-Pardon ?
-Je vous demande si vous vous fichez de moi, « l’ami ».
-Non, je ne me paie pas votre tête, si vous voulez savoir.
-Et bien, on dirait ! Nous reprendrons cette satanée conversation, tout à l’heure ! Finissez votre assiette et partons ! »

Là-dessus, les deux « amis » sortirent de l’appartement, rencontrèrent encore une fois Mme Bonpoil, longèrent l’immeuble et arrivèrent à l’entrée du parc. Le portail était très haut et très large. Les barreaux étaient en forme de branches et une plaque était accrochée sur les deux barreaux centraux. Elle représentait deux têtes. L’une, celle d’une femme très âgée, très ridée. Mais malgré l’apparence donnée, les yeux disaient le contraire, comme si c’était ceux d’un nourrisson. Dans ses cheveux, elle avait une couronne avec des fleurs et des feuilles de lys.
L’autre visage était celui d’un homme grand, à l’air très jeune quoique l’expression de tristesse qu’il affichait lui donnait l’air d’avoir subi des choses trop difficiles étant trop jeune. Ses cheveux hirsutes lui donnaient l’air revêche. Il avait une barbe assez longue et tout aussi hirsute que les cheveux.
Le contraste entre les deux visages pouvait paraître flagrant et pourtant … Marc était intrigué. Pourquoi ? Personne ne saurait le dire. Il n’empêche qu’il trouvait que chaque visage se complétait. La vieille femme avec les yeux d’un nourrisson avait sans doute eu une vie longue et heureuse. L’homme était jeune et triste, il semblait ne pas voir l’utilité de vivre …

« -C’est étrange, n’est-ce pas ? lança Marc.
-Comment ça ?
-La différence des deux visages, et pourtant on dirait …
-On dirait quoi ?
-Je ne sais comment l’expliquer, ils semblent complémentaires !
-Complémentaires ?
-Oui.
-Bon, je ne suis pas artiste et je ne sais rien en gravure. Rentrons donc dans le square.
-Euh … Attendez. Vous avez dit qu’il fallait avoir quelque chose à découvrir. Il nous faut choisir …
- Choisir ?! Mais le choix est déjà fait non ?
-Eh bien, il devrait être évident ?
-Bien sûr !!!
-Et quel est-il ?
-Enfin Marc nous nous acharnons à trouver Mr Amphrosis et vous vous doutez ?
-Non non d’accord Mr Amphrosis. »
Les deux « amis » entrèrent donc dans le parc, et d’un coup comme par magie, une pancarte apparut, elle disait « dans le lieu du savoir un savant périra et dans le hangar ce que tu cherches tu trouveras »
« -Charmant n’est-ce pas ? lança Jean
-C’est du blabla tout ça, et vous dites que cette citation est la clef ?
-Oui, allons ne faites pas cette tête et entrons, j’aime tellement les jeux de piste !!!
-Oui moi je devrais je suppose mais là … »
Marc était vraiment pessimiste et pourtant … Après le haut grillage en fer forgé de l’entrée, une allé principale se dessinait. Elle était large et bordée de jardinières fleuries de géraniums, l’allée était pavée, comme dans les anciennes rues de la ville. Aux abords de cette allée on trouvait beaucoup d’autres allées des multitudes d’allées et à l’entrée de chacune, une plaque en bronze était exposée, sur chaque plaque une citation.
«- Fascinant !
-Je vous l’avais dit, dédaigna Jean
-C’est immense !
-Oui je l’admets, mais ne vous égarez pas dans vos pensées, pénétrons dans l’allée quatorze.
-Pourquoi l’allée quatorze ?
-Il y a un ordre à respecter et pour nous c’est l’allée quatorze qui nous permettra de savoir la seconde allée et ainsi de suite…
-Et combien d’allées devrons-nous parcourir ?
-Cinq, tout au plus. »
« Nonante moins Septante » voila ce que la plaque annonçait
« -Vingt ! Allée Vingt ! s’écria Marc, si les énigmes sont si faciles, dans cinq minutes nous sortons du parc.
-Ne criez pas victoire trop tôt.
« Tous les voleurs me possèdent.Je viens en premier dans les vengeances.Tous les devins m’utilisent,Les savants ne peuvent se passer de moi,Car je suis le centre de gravité. »
-J’ai trouvé ! s’écria Jean ! Le V
-Pourquoi le V ? La lettre V car : VoleursVengeancessaVantsgraVité
-Et alors V ? Ce n’est pas un chiffre !
- 5 ! C’est un chiffre romain.
« Je ramasse, j’amasse et j’entasse.Je suis prudent et je sais que l’été passe.Je préfère l’arbre à un palace. »
-Vous avez une idée ? lança Marc.
-Oui, mais la réponse n’est pas un chiffre, tout du moins, pas directement.
-Donc votre idée serait la réponse d’une énigme qui en cacherait une autre ?
-oui, je suis sûr que c’est l’écureuil. Mais comment trouver un chiffre avec ça, mystère…
-Ecureuil, écureuil, écureuil, ECUREUIL ! du rugby, c’est du rugby, un joueur a pour surnom l’écureuil dans l’équipe régionale, son numéro c’est le 19 !
-Allons-y.
« Je mets mes dents entre tes dents. Qui suis-je ? »
-Je la connais, dit Marc, mais cette énigme est vieille comme Mathusalem !
-La solution ?
-La fourchette !
-D’accord, alors c’est le quatre, car une fourchette a quatre dents.
-Mais si c’est une fourchette à dessert c’est trois.
-C’est les deux ! Donc c’est 43.
-Ou 34 ! »
Les deux hommes réfléchirent.
« -Nous allons à l’allée 34 ! déclara Jean.
-D’accord… »

Cette histoire touche à sa fin, les deux hommes réussirent à trouver Amphrosis mais la maison de la forêt restait un mystère, si seulement la fin se passait comme cela, mais en réalité la fin n’était pas ce presque conte de fées…
Lorsque la plaque de l’allée 34 apparut, Jean sentit la colère monter en lui peu à peu, on pouvait lire sur la plaque l’inscription « Quand la cinquième lune arrivera, l’appel les réveillera, le monstre se déchaînera et la jeune femme périra…help ! »
Sous la phrase, un scorpion était gravé !
-« Qu’est-ce que c’est encore ! hurla Jean.
-La solution ?!
-Evidemment, mais le scorpion !
-Euh, rien, partons maintenant.
-Non, vous, partez, sans moi, moi j’en ai assez, je suis psy, ok ! Mais je pense que vous êtes incompétent, détective, mais la seule chose que vous avez dû trouver dans votre vie, c’est comment faire cuire un œuf, désormais c’est votre enquête, je ne vous accompagne plus dans vos hypothétiques découvertes ! J’espère que si vous réussissez à trouver Amphrosis, je souhaite qu’il vous dévore, car oui, il est un peu cannibale ! Oups, le secret professionnel vient d’être violé, eh bien tant mieux ! Laissez-moi, barrez-vous, vous êtes tous contre moi, laissez-moi, allez voir Satan ! »

Non vous ne rêvez pas, jean était en proie à des crises de folie lorsqu’il était sous pression…
Marc se retourna donc et se dirigea à la sortie, laissant Jean, à genoux, au milieu du parc…

Quelques derniers textes....

Scène d’action/d’ambiance : le mutant fait irruption la nuit chez Gaïa.

Version d’Augustin, Julien G, Marine :

A la fin du dîner, Lucie s’en alla dans la chambre d’amis où elle essaya de s’endormir malgré la chaleur. Au bout d’un moment elle se sentit mal et partit ouvrir la fenêtre. Elle aperçut une silhouette dans le halo de la lune comme une ombre chinoise. Elle accourut dans la chambre de sa grand-mère avec un cri d’horreur. Sa grand-mère prise par la peur la calma et li demanda ce qui se passait. Elle ne la crut pas jusqu’au moment où elle aperçut une silhouette par la fenêtre. Lucie entendit les marches des escaliers grincer. Elles entendirent des pas de plus en plus lourds sur le plancher. La grand-mère et la petite fille tremblaient, elles avaient fermé la porte à clé. Elles se cachèrent derrière les rideaux quand elles entendirent tambouriner à la porte. Elles se précipitèrent vers la fenêtre, elles l’ouvrirent et sautèrent dans le jardin et se cachèrent dans le petit cabanon au bout du jardin. Elles virent une ombre dans la lumière de l’une des fenêtres. Leur respiration se calma et elles essayèrent de raisonner.

Version de Morgane, Coline, Pauline :

Lucie se retourna dans son lit. Elle haletait, un sentiment d’oppression l’animait. Il faisait trop chaud. Elle se leva en tâtonnant. La lune était pleine. Au bout de quelques secondes, elle se rendit compte que le silence régnait. Etrange…
Un nuage passa. Une ombre traversa le jardin. La peur s’insinua en elle. Un craquement sinistre se fit entendre. Puis un bruit de verre. Lucie se précipita dans les escaliers. Un rayon de lune éclaira furtivement…un œil. Lucie se pétrifia.
Elle faillit s’évanouir. Mais le sentiment d’urgence la fit réagir. Dans la précipitation elle manqua de s’écrouler en montant les escaliers. Elle entra dans la chambre de sa grand-mère, ferma la porte à clé et se dirigea vers le lit de la vieille femme. Elle la secoua énergiquement.
« Réveille-toi, mamie ! »

Autre version de Charly :

Lucie et Gaïa allèrent se coucher. Vers minuit quand tout le monde dormait. Un bruit réveilla Lucie, elle se leva et regarda par la fenêtre. La lune était pleine. Lucie ouvrit la fenêtre, un vent glacial envahit la chambre. Il n’y avait plus aucun bruit et Lucie trouva la forêt trop calme.
Soudain, un cri terrifiant, Lucie voit une ombre dans le jardin. Lucie alla réveiller Gaïa qui fit pousser des ronces tout autour de la maison. Les bruits continuaient à s’approcher jusqu’à la porte. Au bout de cinq minutes, quelqu’un ou quelque chose essaya d’ouvrir la porte violemment. Quand la porte s’ouvrit, une odeur repoussante envahit la maison. Lucie s’approcha et envoya la lumière dans la porte de la chambre de Gaïa.
La porte s’ouvrit, les deux femmes se serrèrent pour se protéger. Une main dépassa de la porte, puis ce qui était entré dans la maison surgit. C’était Marc. Les deux femmes semblèrent rassurées.
Lucie demanda :
-Que faites-vous ici ?
-Je viens voir si vous allez bien, un fou dangereux s’est évadé dans la forêt.
Lucie et Gaïa trouvèrent que cet homme était bizarre, il ne cessait de cligner des yeux.
Marc demanda à Lucie :
-Vous pouvez venir deux minutes ? J’ai quelque chose à vous dire.
Lucie se rendit avec Marc dans sa chambre, quand marc l’enferma dans le placard. Mais Gaïa les avait suivies, elle prit sa canne et assomma Marc. Elle ouvrit l’armoire, Lucie sortit et les deux femmes s’enfuirent tout en bloquant Marc avec des ronces.
Elles coururent à toutes jambes jusqu’à ce qu’elles croisent Jean qui était à la recherche de Marc.
Jean s’arrêta et dit à Lucie :
-que fais-tu ici à cette heure ? Et cette personne âgée, qui est-elle ?
-Un homme est venu chez ma grand-mère, il a tenté de nous agresser heureusement que Gaïa était là.
Jean Gaïa et Lucie retournèrent Chez Gaïa. Il n’y avait personne, juste des traces de sang et une marque de scorpion. Jean Lucie et Gaïa étaient terrorisés.
En repartant et en abandonnant la maison pour la nuit Jean croisa un corps inerte. Il s’arrêta et vit que c’était Marc. Jean essaya de le réanimer, Marc se réveilla.
Jean l’aida à monter dans la voiture et Lucie et Gaïa expliquèrent à Jean que c’était lui qui avait été chez Gaïa. Jean conduisit Marc à l’hôpital.



Fuite de Lucie et Gaïa poursuivies par le mutant : (Léa, Tayllor, Elise, Noémie)

Le mutant était face à elles, Lucie prise par la peur se mit à trembler en se rapprochant de sa grand-mère. Gaïa étonnée de ce contact la regarda.
Elle sentit la peur de sa petite-fille et instinctivement, sans le vouloir, fit pousser des ronces autour du mutant. Gaïa profita de ce moment pour entraîner sa petite fille vers la niche du chien. Il faisait nuit, seule la lune éclairait fébrilement le jardin. Lucie trébucha plusieurs fois.
Enfin elles arrivèrent, elles entrèrent dans la niche à quatre pattes, Gaïa se releva. La jeune fille, étonnée, mit ses mains au-dessus de sa tête, elle se leva.
Quelques flammes éclairaient le chemin, les deux femmes se mirent en route. Au bout de quelques temps, Gaîa s’arrêta.
« Que se passe-t-il grand-mère, ces bruits bizarres, cette odeur ? »
La vieille dame ne répondit pas et d’un signe de la main lui demanda de se taire.
« Mais, grand-mère, dis-moi au moins pourquoi tu t’es arrêtée ! »s’exclama Lucie à propos de ce geste qu’elle trouvait déplacé.
« Chut ! Fais un pas et écoute : qu’entends-tu ? »
Sa petite-fille fit un pas sans broncher et écouta. »J’entends un bruit, on dirait des pas…. » Gaïa entrouvrit la bouche, regarda autour d’elle. « J’entends aussi une sorte de reniflement. »
Les deux femmes reprirent leur marche et pendant plus d’une demi-heure elles ne se parlèrent pas. Elles virent le bout du tunnel ; elles s’arrêtèrent devant l’échelle et Lucie commença à monter.
«- Allez, tu attends quoi grand-mère, monte !
-Et s’il nous suivait toujours ?
-Mais non, ça fait bien longtemps qu’il n’y a plus cette odeur de radiations !
-Oui, tu as peut-être raison, tu es si intelligente ! »